Le 30 mai dernier, l’équipe de Positive Lebanon était présente à la quatrième édition du Festival de Deir el Qamar, organisé par l’Institut Français. Au programme, théâtre, visites guidées pour le moins originales, concerts et performances hautes en couleur, pour le bonheur des locaux et des visiteurs.

En octobre 2014, les Éditions Tamyras avaient lancé le mouvement Positive Lebanon, dans le cadre du Salon du livre francophone de Beyrouth, concrétisé par la publication, en décembre, d’un ouvrage qui met en avant les initiatives concrètes et positives de la société civile au Liban. Et, pour mieux répandre ce Liban en positif, pour chaque livre Positive Lebanon acheté, un livre sera offert à une bibliothèque ou une école de la région.

La force de ce projet, qui est en train de se muer en véritable mouvement multidisciplinaire, est de susciter de fortes émotions auprès du public : intérêt, surprise, satisfaction, espoir, voire euphorie, tout en se reposant sur de solides fondations : des actions et des résultats accomplis sur le terrain et qui réduisent au silence les plus sceptiques. Car des points faibles apparents, le Liban en a. Plus d’un million de réfugiés en provenance de la Syrie, pas de président, un contexte régional pour le moins hostile et pourtant… Pourtant la société civile ne baisse pas les bras mais insuffle bien au contraire une énergie constante.

Le 30 mai à Deir el Qamar, du midi au soir, visiteurs, curieux et locaux ont pu vivre la ville d’une manière différente. Entre pièces de théâtre interprétées par les élèves des écoles et collèges de la région, performances artistiques par des troupes libanaises et internationales, expositions artistiques et visites de la ville historique avec des enfants, il y avait de quoi voir, apprendre et s’amuser.

Les élèves de l’Institut Français ont eux-mêmes animé des visites, originales et personnalisées, de la vieille ville et des principaux lieux historiques de la ville. Un par un, au travers de poèmes, de fables et d’anecdotes, sans oublier les petits musiciens qui ont accompagné la marche, les enfants ont permis d’en savoir plus sur Deir el Qamar, une ville d’Histoire(s) pleine de surprises.

Venue de France, la fanfare de l’Impérial Kikiristan, qui revendique l’appartenance au pays imaginaire de Kigrad, a mis le feu à la place principale de Deir el Qamar, avec un concert mobile qui a fait danser et rire petits et grands.

Ils étaient suivis de cirquenciel, la troupe de cirque de l’association arcenciel, dont les trois artistes, Johnny Girgès, Nicolas Haddad et Maher Safar, ont réussi à impressionner les plus jeunes, qui ont ri, crié et admiré leurs farces et jongleries.

La journée s’est terminée sur les notes travaillées de l’orchestre des jeunes de l’association libanaise LeBAM, avant de lancer un grand bal à nouveau animé par l’Impérial Kikiristan.

Florence Massena