Le 3 octobre prochain, le jardin de Sanayeh ouvrira ses portes au « Green Hub », un événement organisé par la Fondation Azadea et Tamyras dans le cadre du projet Positive Lebanon. Mêlant écologie, culture et société civile, les valeurs principales de la Fondation, cet événement vise à engager les acteurs du secteur privé, sur le long terme, dans des projets environnementaux et à sensibiliser le grand public.

En mai 2014, le jardin René Moawad à Sanayeh réouvrait ses portes après des mois de réhabilitation, financée par la Fondation Azadea. Depuis, il a reçu 11 500 visiteurs par mois, et 600 000 de juin 2014 à juin 2015. Le souci principal reste la maintenance du site au quotidien. Cinq personnes sont chargées du nettoyage : le ramassage des feuilles mortes, des déchets sur le sol, ainsi que l’entretien des toilettes. Un arrosage permanent de la verdure, des arbres, buissons et fleurs est nécessaire, quitte parfois à remplacer certaines plantes abîmées par des visiteurs. Pas moins de dix agents de sécurité sont chargés d’empêcher les accidents mais veillent également à faire respecter l’interdiction de fumer, assurant un environnement sain et sécurisant, et le code de bonne conduite affiché dans différents endroits du jardin. Les enfants sont particulièrement concernés par ces mesures, qui garantissent leur bien-être. En effet, le lieu accueille régulièrement des écoliers, des étudiants, des enfants défavorisés et des scouts.

Afin d’animer le jardin, des activités saisonnières sont organisées, telle que la « Fête des enfants » lors du dernier Eid, ou encore le « Noël Vert » en décembre. « Nous souhaitons présenter le jardin comme un centre culturel au cœur de Beyrouth, et encourageons les ONG et activistes à l’utiliser pour des performances et événements environnementaux, artistiques et pédagogiques, explique Marwan Moukarzel, président de la Fondation. C’est pour nous l’un des moyens indispensables à la diffusion d’un savoir écologique sur long terme qui permettrait de changer les mentalités et la façon de traiter l’espace public. » « The Green Hub » répond à cette motivation : « Nous aimerions que les Libanais se souviennent qu’il y a des gens qui contribuent positivement à cette communauté. Nous espérons sensibiliser le public à l’environnement, mais aussi d’autres entreprises, dont nous soutenons déjà des projets écologiques. Il est possible d’inspirer, de motiver et d’entraîner par un effet boule de neige au positif. C’est pour cela que nous avons décidé de mettre l’accent, pour cet événement, sur l’éducation à l’environnement. » De tels projets et activités sont fait commun au jardin de Sanayeh. Ils permettent d’inscrire le travail de la Fondation dans la pérennité.

D’ailleurs, la Fondation Azadea ne se consacre pas uniquement au jardin de Sanayeh. En quatre ans d’activités, ses employés et leurs familles ont pu participer chaque année à des journées dédiées à la plantation de cèdres et de genévriers, à Kfardebian et dans la Bekaa, en collaboration avec Jouzour Loubnan. Des campagnes de sensibilisation à l’environnement ont également lieu, au travers du « Green Booth de la Fondation Azadea », en collaboration avec des ONG et pour les familles, dans quatre centres commerciaux à forte fréquentation. Également dans le viseur de la Fondation, les jeunes générations, surtout les étudiants, qui peuvent participer à des ateliers qu’elle propose un peu partout au Liban, depuis 2014, sur les principes GLOBE avec AFDC. En interne, les employés sont évidemment encouragés à se montrer responsables et respectueux de l’environnement.

Marwan Moukarzel est cependant conscient de l’ampleur et de la difficulté de la tâche. « Aucune des initiatives que nous organisons n’est suffisante pour mener à un changement de comportement immédiat, reconnaît-il. Cela demande des efforts constants et opérés par différents acteurs de la société, tous souhaitant atteindre des résultats durables. C’est ainsi que le “Green Hub” a été pensé et structuré ; de façon à inclure de nombreuses ONG qui partagent la même mission et les mêmes objectifs que nous, pour provoquer un impact plus fort, nous menant à effectuer un pas de plus vers le changement de comportement. Nous sommes confiants que nous créerons ainsi une vague positive de changement, et espérons que d’autres suivront. »



Florence Massena